Atelier urbanisme n°1 du 03 octobre 2015

Compte-rendu de l’atelier :

ATELIER URBANISME & CLIMAT

– synthèse –

Plusieurs freins ont été constatés et partagés lors de l’atelier.

Parmi les plus récurrents, le cadre réglementaire apparaît généralement contraignant voire dissuasif pour l’émergence de projets alternatifs et innovants. Le frein culturel a également été évoqué, notamment concernant la taille des terrains d’habitation ou de la place du végétal dans les villes. Afin d’y pallier, il a été soulevé l’importance de la communication et de la sensibilisation autour des actions mises en œuvre localement. Pour les élus, bien que les principes de densité soit admis, ils demeurent difficile à faire accepter auprès de la population. À titre d’exemple, dans le cadre du projet d’habitat participatif de St Nolff, les blocages actuels sont d’ordre politiques et administratifs mais également du fait qu’il n’existe pas aujourd’hui de bailleur social en Bretagne pour ce type de projet.

L’atelier a été l’occasion pour chacun de présenter des pistes d’actions.

D’une manière générale, les actions à inventer doivent autant que possible être transversales, propices à la rencontre entre les acteurs et constituer des alternatives pertinentes et séduisantes aux modes de vie actuels.

L’importance des actions de type sensibilisation et pédagogie auprès du public et mise en lien des acteurs a été particulièrement mis en avant et apparaît comme l’un des objectifs clés à développer.

Concernant le transport, la promotion ainsi que le lancement d’une réflexion sur les déplacement à vélo a été largement mis en avant, avec pour objectifs de proposer des cheminements cohérents et attractifs aux échelles communales et inter-communales (faire faire du vélo aux élus ?). Il a été proposé la création d’une maison du vélo, projet en cours porté par l’association Vélo-motive. Il s’agit également d’organiser les différents modes de transport, en créant des pôles multi-modaux associant notamment covoiturage et transport en commun. Dans ce cadre, promouvoir la création de voies de bus en site propre : l’usager doit gagner du temps lorsqu’il prend un transport en commun.

Il est important de convaincre sur les avantages du vivre en collectif, proposer de l’information sur les projets d’habitat partagé, sur les avantages et inconvénients de la rénovation par rapport à la construction neuve. À ce propos, il a été évoqué la mise en place de déclarations collective de rénovation énergétique du bâti. La question des îlots de chaleur n’est aujourd’hui pas abordée. L’aspect santé de l’habitat doit être anticipé.

Différentes actions concrètes ont été proposé tout au long de l’atelier, notamment en direction de l’espace public, afin de le rendre beau, agréable, pédagogique et favorisant le lien social. À ce titre, ont été proposé : la création de toilettes sèches publiques, l’implantation de plantes mellifères et d’arbres fruitiers en ville, la création d’aires de compostage accompagnées de formation, la végétalisation des toits et du bâti, création de noues de rétention des eaux pluviales, limiter les enrobés.

Ces actions nécessitent d’apprendre à co-construire des projets, notamment à l’échelle des quartiers. Des indicateurs de suivi devront être mis en place afin de mesurer la progression et l’impact des actions dans le temps.

Enfin, le PNR est un acteur auquel il faudra de donner de l’importance.

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