Atelier urbanisme n°2 du 23 novembre 2015

Compte-rendu :

Atelier Urbanisme – Climactions – 23 novembre 2015

Etaient présents :

  • Gasienica-Wawrytko Beatrix
  • Le Berre Marion
  • Boucher James
  • Jestin Naïg
  • Bignon Yves
  • Lefèbvre François
  • Dugas Du Villard Pierre
  • Ariaux Isabelle
  • Vic Jean-François
  • Franchet Cécile

1- Contexte

L’atelier fait suite à la première rencontre du 3 octobre.

Il a pour objectif de mettre en œuvre une action concrète, pour faire avancer la question de l’impact de l’homme sur les changements climatiques en essayant de faire effectivement changer les comportements..

L’objectif est bien d’avoir une action dont on puisse mener une évaluation.

Le premier atelier avait mis en évidence plusieurs axes d’action utiles et possibles :

> la sensibilisation du grand public

  • pour partager progressivement une culture commune,
  • pour créer du lien entre les acteurs, en ayant bien connaissance de ce que font les autres,

> la formation des élus et des techniciens,

  • en mettant en place des indicateurs permettant de mesurer l’impact des politiques publiques
  • en étant un pôle de ressource technique pour montrer ce qu’il est possible de faire et de quelle manière, en lien avec des professionnels,

> en développant une culture de la co-construction, qui fait aujourd’hui largement défaut :

  • à l’échelle de projets de quartier, par exemple
  • à l’échelle d’aménagements d’espace public (aménagements piétons, vélo, végétalisation)

> en construisant des pistes d’action possible sur un ensemble de thématiques pour lesquelles il n’existe pas encore de pistes précises, mais qui pourraient être développées :

  • la question de la montée des eaux et de la gestion des eaux pluviales,
  • les questions de santé (un goupe spécifique est en cours de constitution autour de Joël Penguilly),
  • la question des transports collectifs, en particulier pour les déplacements inter-urbains,
  • la question de la gestion des déchets…

Il s’agit donc de re-questionner ces premières pistes, et se mettre en ordre de marche pour construire un action efficace.

Pour commencer à partager une culture commune, les participants ont été invité à consulter le site canadien de « sagacités.org », qui constitue une bonne base de réflexion, notamment car il dépasse le cadre réglementaire développé en France, mais travail aussi déjà sur la question de la restructuration de quartiers mixtes, condition nécessaire pour limiter les déplacements.

Il permet par ailleurs, sur les questions d’urbanisation, de montrer les actions possibles tant individuellement que collectivement.

Tous les participants sont encouragés à échanger sur ces questions en premier lieu avec les personnes de leur entourage qui ne seraient pas sensibilisées, (même si c’est sans doute à la fois le plus facile à réaliser

2- Comment développer une action efficace ?

L’objectif des ateliers est de mettre en place une action concrète, mesurable, en évitant si possible de multiplier les réunions « entre soi ». Il faut donc aller vers des publics qui ne seraient pas convaincus, et mobiliser les personnes déjà convaincus en leur mettant à disposition des outils pour démultiplier notre action.

La notion de « mallette pédagogique » qui pourrait être construite systématiquement à partir des ateliers et expériences testées par climaction semble pertinente. Il faut systématiquement s’interroger sur notre efficacité et faire profiter des expériences acquises.

Plusieurs axes sont débattus :

> travailler en réseau et développer des outils pour démultiplier les vecteurs du message.

Il s’agira de repérer toutes les « assemblées relais » susceptibles de promouvoir les mêmes idées et de les appliquer à des projets précis, à l’image de l’assemblée des Sages à Baden, ou d’ateliers de quartiers comme à Saint-Avé. Il est demandé à l’ensemble des participants de repérer les groupements existants avec lesquels il serait possible de créer des liens. Des contacts peuvent être pris pour travailler sur le long terme avec un groupe qui le souhaite.

> développer des outils de communication accessibles.

Le site de Climaction est en cours de construction. L’objectif est qu’il devienne un véritable pôle de ressource.

Tous les participants sont donc invités à rechercher les sites et les documents existants pour les mettre à disposition ou créer des liens pour renvoyer vers eux. Des documents de référence pour le territoire comme le PCET de Vannes Agglo sont évoqués.

Il est aussi souhaité de pouvoir disposer d’un forum d’échange sur le site, pour pouvoir s’exprimer et faire avancer collectivement les projets en dehors des temps de réunion.

> travailler plus dans une volonté de sensibilisation que de réglementation. La question est abordée à travers le problème des chauffages de terrasse des bars en hiver.

Si, de l’avis de tous, il s’agit d’une dépense énergétique superflue et un peu ridicule, la stratégie pour les limiter ne fait pas l’unanimité.

De fait, la mairie pourrait interdire ces chauffages sur l’espace public, et il est donc possible de faire du « lobbying » auprès d’elle pour qu’elle le fasse effectivement. Toutefois, de l’avis de la majorité des participants, il serait préférable de convaincre plutôt que de contraindre.

Dans ce cadre, il faudrait dans un premier temps parvenir à montrer ce que représente effectivement cette dépense, communiquer sur les alternatives (couvertures, doudounes prêtées par les bars, etc…) que l’on trouve par exemple dans les pays du nord.

Les terrasses de café sont un élément de convivialité auquel la plupart des gens sont attachés, et il ne s’agit pas d’aller frontalement s’opposer à leur fréquentation.

Construire une stratégie s’avère donc assez complexe.

Il est proposé, sur ce sujet :

  • de faire un évaluation des impacts effectifs de ces chauffages (combien consomme effectivement cet engin ? à quelle fréquence est-il allumé?),
  • si le problème s’avère particulièrement important, d’organiser un débat sur ce sujet pour sensibiliser les cafetiers (en montrant par exemple la dépense que cela représente), autant que les personnes qui fréquentent les terrasses.

> Pour être efficaces et en phase avec les citoyens, il semble qu’il faille essayer de construire une action partant d’abord des efforts que les gens sont près à faire.

Dès lors, il serait possible de commencer par un questionnaire permettant de se rendre compte des sujets sur lesquels nous pourrions être les plus utiles.

L’idée est :

  • d’une part de faire prendre conscience aux gens de l’impact de leurs habitudes sur la question énergétique,
  • d’autre part de leur demander, s’ils acceptaient de la diminuer, sur quels postes ils pourraient intervenir en priorité.
  • Enfin de leur demander, pour une action à plus long terme quels outils les aideraient à modifier en profondeur leurs habitudes, notamment, en ce qui concerne l’atelier, sur les questions d’organisation urbaine.

Il serait souhaitable de travailler avec le groupe énergie pour trouver un outil d’autoévaluation de la consommation énergétique qui soit fiable et permette à chacun de faire un état des lieux.

De nombreux outils existent, apparemment, dont climaction pourrait être le relais.

Beatrix et Marion proposent de travailler sur un projet de questionnaire qui serait adressé à tous pour avis et modifications.

De manière générale, il est convenu que au sein de Climaction, chacun peut lancer librement des actions, à son niveau et avec les personnes de son entourage qui le souhaitent. L’important est cependant de tenir informé le groupe des actions mises en route et/ou réalisées. Le forum et le site permettront de le faire, pour éviter les doublons et permettre la participation de tous à toutes les actions. Le groupe doit aussi être un pôle de ressource pour faciliter la mise en œuvre de ces actions.

3- Feuille de route

  • Marion et Beatrix travaillent sur un questionnaire permettant de mesurer sur quels points d’actions l’atelier pourrait se concentrer pour être le plus efficace possible.
  • A faire par chacun :

    > collecte des adresses de site utiles en matière de sensibilisation, afin de trier ceux que le site de climactions pourra relayer

    > inventaire des « assemblées relais » sur les différentes communes

    > inventaire des acteurs avec lesquels travailler en réseau

    > inventaire des documents incontournables déjà existants sur le territoire pour faire une base de données accessible depuis le site

  • date de la prochaine réunion à fixer.

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